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De nouvelles variétés de riz porteuses d’espoir

nerica« NERICA » (Nouveau riz pour l’Afrique),vedette de l’atelier de restitution des résultats de la 1ere année de ce projet visant à mettre au point des variétés plus performantes.

Actuellement estimée à 85000 tonnes par an, la production rizicole du Cameroun ne comble pas la demande nationale des importations annuelles qui sont évaluées à 600000 tonnes. Ce qui rend le pays fortement dépendant du marché international pour l’importation du riz. D’où l’importance du projet « NERICA » (Nouveau riz pour l’Afrique), dont la réunion de restitution des résultats de la première année a été présidé hier, par le directeur général adjoint de l’IRAD (Institut de Recherches agricoles pour le développement), Aboubakar Njoya. C’était dans la salle des Actes de cet institut à Nkolbisson, en présence d’un important panel composé des scientifiques, et des producteurs de riz. Selon Aboubakar Njoya, le présent projet va promouvoir auprès des cultivateurs, des résultats de recherches sur des nouvelles variétés de riz NERICA, à haut rendement et plus tolérantes aux maladies, ainsi que les paquets technologiques complémentaires englobant la production, les activités post récolte et la transformation du riz. Il s’agit en fait de plusieurs variétés de riz dont les résultats ont été présentés. Parmi ces derniers, le « NERICA 60 » présente d’énormes potentialités, aux dires de Pascal Ngninbeyie, coordonnateur du projet riz IRAD. Tout d’abord, il arrive à maturité en 80 jours, ce qui facilite sa culture dans les zones arides. De plus, ce riz pluvial peut pousser sur la terre ferme, comme du maïs. Plus intéressant encore, les différents tests ont prouvé qu’il contient un peu plus de protéines que les autres types de riz, ce qui en fait une arme efficace contre la malnutrition. La qualité visuelle est aussi améliorée, car les grains sont longs et immaculés. Enfin, la rentabilité du NERICA 60 est énorme, soit huit tonnes à l’hectare. Au final, à travers toutes ces innovations, le projet a pour but d’améliorer la sécurité alimentaire et les revenus en milieu rural, et réduire la dépendance sur les importations de riz dans les pays de la CEMAC. Ceci par des actions novatrices qui promeuvent la production compétitive, et la commercialisation du riz local. Selon Afiavir Agboh Noameshie, coordonnatrice du projet NERICA, ledit projet est différent de ses prédécesseurs. En effet, il intervient dans toutes les étapes de la production du riz : l’élaboration et la production des semences, leur mise à la disposition des cultivateurs, et le suivi jusqu’à la récolte, tout ceci en étroite collaboration avec les cultivateurs.

Emmanuel ETOUKE EBOUELE. Cameroun Tribune

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