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Gabon : Pas de chasse aux sorcières après le verdict des urnes

Les Gabonais attendent avec impatience, certains cloitrés chez eux, les résultats de l'élection présidentielle du 30 août dernier, qui seront donnés dans 36 heures par la Commission électorale nationale autonome et permanente (CENAP). Beaucoup des Gabonais redoutent ce qui se passera après la proclamation des résultats. Quel que soit l'élu, il est impératif que la patrie, la Nation gabonaise, soit l'unique vainqueur de cette élection.

 

Les 36 heures qui nous séparent de cet évènement historique seront sans doute les plus longues de l'histoire de ce pays et gorgées d'incertitudes sur ce qui prévaudra une minute après la proclamation des résultats, tant les trois candidats qui ont raflés les suffrages des Gabonais s'arc-boutent sur les résultats que chacun d'eux a fourni peu après la clôture des bureaux de vote.

Cette incertitude, à elle seule, souligne la délicate tâche de la CENAP et la portée historique de la probité de son président, comme de toute l'équipe en charge du traitement des résultats de cette élection. La même probité est également attendue du coté de la Cour constitutionnelle pour épargner le Gabon des affres de troubles sociaux. Il est impératif que la patrie, la Nation gabonaise, soit la seule vainqueur de cette élection.

Tout au long de cette campagne, les différents candidats en lice ont chacun clairement exprimé leurs ambitions pour ce pays. Si tous ont reconnu le mérite comme les défaillances de l'ancien régime, tous ont cependant manifesté la ferme volonté d'une rupture avec l'ancien système, pour proposer aux Gabonais un avenir radieux où chacun pourra jouir de ses libertés et d'une redistribution équitable des richesses du pays.

Cette forte conviction pour le changement suggère explicitement que quelque soit le candidat qui sera élu, ce dernier ne doit pas se lancer à une quelque chasse aux sorcières. Ce dépassement, ce sursaut patriotique doit habiter chacun des candidats, comme chacun des Gabonais, quelque soit son appartenance politique.

Peu avant la disparition du chef de l'État, les trois personnalités qui jouent des coudes au portillon de la Présidence étaient des alliés objectifs. Lors de l'élection locale d'avril 2009, le parti de Ndaot Rembogo (ANB) avait raflé la mise dans la plupart des arrondissements de Port-Gentil, talonné par l'UPG de Pierre Mamboundou.

Le parti au pouvoir avait pour ainsi dire été laminé, ne remportant que quelques sièges. Alors que les Port-gentillais s'attendaient à une alliance entre l'UPG et le parti de Ndaot, le PDG emmené par le ministre de l'Intérieur de l'époque, André Mba Obame, a réussi à convaincre l'UPG de nouer une alliance à quatre, avec l'UGDD de Zacharie Myboto et l'indépendant Tchango, pour gouverner la capitale économique.

Cette alliance avait certes déçu beaucoup de Port-gentillais, comme beaucoup de militants de l'UPG. Pourtant, cela n'a pas empêché Ndaot Rembogo de rejoindre l'ACR pour soutenir la candidature de Pierre Mamboundou au cours de cette élection. Ce type de retournement d'alliance indique simplement que l'opposition est davantage dans les idées et ne doit pas déboucher sur une quelconque violence.

Le Gabon d'aujourd'hui, comme celui de demain, a besoin de dirigeants capables de discernement, de dépassement et de sursaut patriotique pour sauvegarder l'essentiel, c'est à dire l'intérêt supérieur de la Nation.
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