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Gabon : 2 morts à Port-Gentil, le maire limogé

Les violences post-électorales qui ont éclaté le 3 septembre dernier à Port-Gentil après l'annonce officielle de la victoire d'Ali Bongo Ondimba à l'élection présidentielle du 30 août ont déjà fait au moins deux morts par balle parmi les manifestants. Le maire de la capitale économique, André Jules Ndjambé, a été démis de ses fonctions ce 5 septembre, et d'après les habitants, l'aéroport de la cité pétrolière aurait été fermé. Malgré le couvre-feu instauré par les autorités le 3 septembre dernier et le déploiement des forces de l'ordre dans la ville, Port-Gentil continue de sombrer dans les violences post-électorales qui ont déjà fait deux morts par balle parmi les manifestants. L'annonce de la victoire d'Ali Bongo Ondimba a déclenché la colère des populations dans la cité pétrolière, réputée pour être un bastion de l'opposition, et depuis le 3 septembre, les manifestants ont laissé la place aux pillards et aux vandales qui mettent la ville à sac dès la nuit tombée. «Mon frère, Mbadinga Boulingui, 33 ans, a reçu une balle dans la tête hier [3 septembre] vers 16H00 au quartier de La Balise alors qu'il tentait de rentrer chez lui. Il est décédé aujourd'hui vers 17H00», a témoigné le frère de la victime par téléphone. «Juste au moment où j'amenais le corps de mon frère à la morgue, celui d'un autre homme [Thierry Mombo], tué aujourd'hui [4 septembre], a été amené», a-t-il ajouté, précisant que ce dernier «avait été touché par balle à la poitrine». Ces deux personnes auraient été victimes des vagues d'attaques des forces de l'ordre pour disperser les émeutiers, auxquels s'étaient mêlés les prisonniers libérés le 3 septembre, dont certains étaient armés. Les pillages se sont poursuivis dans la nuit de vendredi à samedi après l'attaque dans l'après-midi du commissariat de police du quartier Le Château et du foyer sportif et social de Total au Sud de la ville. Le groupe pétrolier français qui a été une cible privilégiée depuis le début des violences aurait commencé à évacuer son personnel installé dans la ville, où quelque 2 000 ressortissants français seraient recensés. Le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a toutefois affirmé qu'une évacuation des ressortissants français n'était pas encore envisagé, précisant cependant que «dispositif est prêt». «On entend des tirs sans que l'on sache si ce sont des tirs de gaz lacrymogènes ou des coups de feu, mais cela semble très violent», a témoigné par téléphone une habitante du quartier Château, au Sud-Est de la ville. Les émeutiers seraient quelques deux centaines de personnes réparties en petits groupes mobiles, dont certains seraient en possession d'armes à feu. Les forces de l'ordre compteraient également des blessés dans leur rangs. Après le limogeage du gouverneur de la province de l'Ogooué-Maritime, dont Port-Gentil est le chef-lieu, Jean Marie Beka B'Obame, le 3 septembre dernier, c'est le maire la commune, André Jules Ndjambé, membre du parti au pouvoir, qui a été démis de ses fonctions ce 5 septembre. Selon des habitants qui ont tenté de quitter la ville, l'aéroport serait fermé et une foule nombreuse serait massée au port de la cité pour évacuer les lieux. Le gouvernement a indiqué dans la soirée du 4 septembre qu'il «ne saurait tolérer la volonté de chaos qui anime certains candidats et leurs militants» qui voudraient «plonger le pays dans les abîmes d'une violence politique». Le ministre de l'Intérieur, chargé de la Défense nationale, Jean-François Ndongou, a par ailleurs précisé que le Gabon n'avait «pas besoin» de «l'aide militaire de la France», qui y dispose de près d'un millier d'hommes.

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