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Protocole de Maputo: Cadeau pour les peuples Africains ou danger mortel ?

Le Protocole de Maputo fut adopté par la « Conférence de l’Union Africaine » à Maputo, la capitale du Mozambique, le 11 juillet 2003. Le titre officiel du document est « Protocole à la Charte Africaine des Droits de L’Homme et des Peuples relatif aux droits des Femmes. » entré en vigueur en novembre 2005 quand le nombre minimum de ratifications de 15 des 53 nations membres de l’Union Africaine fut atteint. En Juin 2007, selon l’Union Africaine, 43 pays furent signataires et 21 l’avait ratifié : Le Bénin, le Burkina Faso, le Cap Vert,  les Comores, Djibouti, la Gambie,  la Libye,  le Lesotho, le Malawi,  le Mozambique, la Mauritanie, la Namibie, le Nigeria, le Rwanda, l’Afrique du Sud, le Sénégal, les Seychelles, la Tanzanie, le Togo et la Zambie. Ceux qui ont ratifié le traité sont dénommés « les États parties. »

Écrit en grande partie par la fédération international du planning familiale (International Planned Parenthood Federation, ou IPPF), la plus grande organisation internationale pour la promotion de l’avortement dont les  valeurs sont dites contraires à celles de l’Afrique. Souvent présenté comme un moyen de lutter contre les mutilations génitales féminines, le protocole de Maputo en son article 14 (2) (c)  stipule  que :


 CITATION


1. Les États assurent le respect et la promotion des droits de la femme à la santé, y compris la santé sexuelle et reproductive. Ces droits comprennent :

a) le droit d’exercer un contrôle sur leur fécondité ;

b) le droit de décider de leur maternité, du nombre d’enfants et de l’espacement des naissances;

c) le libre choix des méthodes de contraception ;

d) le droit de se protéger et d’être protégées contre les infections sexuellement transmissibles, y compris le VIH/SIDA ;

e) le droit d’être informées de leur état de santé et de l’état de santé de leur partenaire, en particulier en cas d’infections sexuellement transmissibles, y compris le VIH/SIDA, conformément aux normes et aux pratiques internationalement reconnues ;

f ) le droit à l’éducation sur la planification familiale.

2. Les États prennent toutes les mesures appropriées pour :

a) assurer l’accès des femmes aux services de santé adéquats, a des coûts abordables et a des distances raisonnables, y compris les programmes d’information, d’éducation et de communication pour les femmes, en particulier celles vivant en milieu rural ;

b) fournir aux femmes des services pré et postnatals et nutritionnels pendant la grossesse et la période d’allaitement et améliorer les services existants ;

c) protéger les droits reproductifs des femmes, particulièrement en autorisant l’avortement médicalisé, en cas d’agression sexuelle, de viol, d’inceste et lorsque la grossesse met en danger la santé mentale et physique de la mère ou la vie de la mère ou du fœtus.

 

FIN DE CITATION


La définition de la « santé » de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) est bien connu pour son affirmation que « la santé est un état de bien-être physique, mental et social complet; elle n’est pas seulement l’absence de maladie ou de déficience. »

 

En tant que femme, mère et africaine, je ne vois en cet article rien de dommageable à l’Afrique ou aux valeurs africaines. En effet bien qu’étant opposée à l’avortement,  j’apprécie la liberté que j’ai de pouvoir décider de ma maternité ou non, ceci en mon sens veut dire décider de concevoir ou non (contraception), mais il est claire que l’article ci-dessus prône l’avortement pure et simple, il n’institut donc pas la liberté de conception, mais la possibilité de se faire avorter si l’on estime ne pas être « mentalement » prête à enfanter et ce quelque soit l’âge de la grossesse.  Je ne remets pas en cause les cas préoccupants des femmes violées, agressées ou des incestes, mais la dernière phrase de l’article est explicite. Les détracteurs de ce Protocole estiment qu’il a pour but premier la transformation totale des sociétés africaines et la destruction des cultures traditionnelles et voient en ce Protocole la mise en œuvre d’une vieille campagne occidentale de réduire le nombre d’africains prétendant qu’il y a trop de personnes noires et que les pays riches doivent travailler pour la réduction de leur nombre en collaborant avec les gouvernements africains.

 

L’Afrique a certes des taux de naissances élevés, mais le taux de mortalité y est aussi très fort (guerres, famines, épidémies…) Rappelons que le SIDA dépeuple le continent à une vitesse incroyable. Selon la division de population des Nations Unies, la densité de la population de l’Afrique en 2005 était  de 30 personnes/km2. L’Europe  32/ km2  Les USA 31/km2. L’Asie 124/km2. L’Afrique est riche en ressources naturelles et serrait déjà riche si nos dirigeants ne les bradaient pas. Le Protocole de Maputo serait donc le moyen rêvé d’éliminer les africains pour exploiter leur continent au profit de l’occident car notre puissance ne provient pas seulement de nos ressources naturelles, mais de notre population jeune et active. Comment l’Afrique pourrait-elle survivre si elle tue sa jeunesse ? Avec le Protocole de Maputo l’Afrique serait le premier continent (tout entier) qui reconnaitrait un droit à l’avortement.

 

En outre, le Protocole de Maputo traite énormément de  l’éradication de toute forme de discrimination contre les femmes: «l’article 18 de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples interdit toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes et vise à assurer la protection des droits de la femme, tels que stipulés dans les déclarations et conventions internationales…. »  « Discrimination a l’égard des femmes », toute distinction, exclusion, restriction ou tout traitement différencié fondé sur le sexe qui ont pour but ou pour effet de compromettre ou d’interdire la reconnaissance, la jouissance ou l’exercice par les femmes, quelle que soit leur situation matrimoniale, des droits humains et des libertés fondamentales dans tous les domaines de la vie. » D’aucuns y voient là une obligation de légaliser l’avortement car ils estiment qu’un refus de faciliter l’accès à l’avortement peut être perçue comme étant une discrimination contre les femmes.  Ils en concluent donc que ce Protocole est un programme totalitaire de lavage de cerveau des africains en faveur de la manière de penser occidentale.

 

« Les États s’engagent à « Éliminer tous les stéréotypes qui perpétuent cette discriminations dans les manuels scolaires, les programmes d’enseignement et les médias. »  Il semblerait que les rôles traditionnels des maris et des épouses dans la famille doivent être inclus parmi les « stéréotypes » à éliminer. Les africains font déjà face à une crise de la famille, une hausse des abandons d’enfants et d’orphelins. Les femmes africaines ont-elles besoin d’entendre quelles ne devraient pas suivre le rôle stéréotypé de la femme ? Les hommes africains ont-ils besoin d’entendre qu’ils ne devraient pas être le soutien de leurs familles ?

 

Beaucoup de dirigeants catholiques et politiques africains s’opposent à ce Protocole. La jeunesse camerounaise aurait adressé un message au président Paul Biya, l’exhortant à ne pas ratifier ce Protocole, estimant qu’il s'agit d'une pirouette pour la légalisation de l'homosexualité au Cameroun.

 

 

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