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De grands singes porteurs du virus du sida

L’un des projets de cette organisation, basé à Campo Ma’an, déclare avoir détecté un équivalent du VIH sur les grands singes de la zone.

Le virus d’immunodéficience simienne (SIV). Voilà, le nom que porte le sida chez les primates non humains, notamment les grands singes (gorilles, chimpanzés). Et ce virus est désormais présent au Cameroun, précisément dans la région de Campo. L’annonce a été faite en fin de semaine dernière, au cours d’un séminaire organisé par le programme « Kudu Zombo Campo » de l’Organisation mondiale de protection de l’environnement (WWF). Justement, ledit séminaire portait sur la restitution des travaux sur les grands singes du parc national de Campo Ma’an. Gilles Etoga, conseiller parc explique : « C’est le responsable du projet BRESICA qui travaille avec nous sur les maladies des grands singes qui a relevé que plusieurs de leurs prélèvements faits dans la zone de Campo, s’avèrent positif au SIV ».

Le projet BRESICA en question travaille sur les zoonoses au Cameroun depuis 2007. Leur dernier rapport est donc alarmant. Vu que le SIV est une équivalence du VIH (Virus d’immunodéficience humaine) et se transmet essentiellement par le sang, durant les manipulations. Néanmoins, « aucun cas de contamination n’a encore été enregistré. Seul le risque potentiel de transmission est signalé », précision de Gilles Etoga.

En réalité, au Cameroun comme partout ailleurs, les grands singes font partie des espèces protégées. Mais du fait du braconnage, la chair de ces animaux se retrouve toujours dans les marchés, bien que rares, selon les vendeurs de viandes boucanées. Heureusement, « le SIV ne résiste pas à la cuisson et donc, ne se transmet par la consommation », selon un conseiller parc du WWF. Donc, les braconniers et autres manipulateurs de ces animaux sont les plus exposés au virus du sida. Ainsi, au-delà de l’aspect légal, avec les interdits, au Cameroun désormais, la chasse aux grands singes touche un aspect sanitaire, avec un risque potentiel de contamination au VIH.

Pour ce qui est du virus Ebola, il est hors des frontières camerounaises. Mais il n’en est pas bien loin. Aux dires de Gilles Etoga, « le virus Ebola est souvent détecté au Congo, au Gabon et dans d’autres pays voisins ». Et en cas d’épidémie, ce virus reconnu pour être le plus dangereux au monde entraîne 95% de taux de mortalité au sein de la population de singes, voire au-delà. D’où l’éternelle consigne des responsables du WWF, dans certaines régions forestières du pays : « Face à un cadavre de singe, si la cause de la mort n’est pas évidente, ne jamais toucher l’animal, saisir les services des eaux et forêts ». Encore plus aujourd’hui, avec le SIV présent chez nos grands singes.

Félicité BAHANE N.Cameroun Tribune

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