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Comment Franck Biya a pillé les forêts

frank-biyaMalgré les dénégations formulées par les membres du RDPC, il reste constant que Franck Biya a pillé la forêt camerounaise. De nos jours, il a étendu ses tentacules dans la forêt centrafricaine. Dans son rapport 2009 sur les ” Biens mal acquis “, le Comité catholique contre la faim et pour le développement (Ccfd-Terre Solidaire), laisse planer de lourds soupçons sur la famille de Paul Biya et estime qu’elle se serait enrichie en prenant des libertés avec la fortune publique. Après la publication dudit rapport, les responsables du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) ont entrepris de soutenir le président national de leur parti en organisant une campagne de motions de soutien.

Pour le secrétaire général du comité central du Rdpc, maître d’oeuvre de ces motions, ” dans une démarche manifestement pernicieuse, les organes de presse et les organismes concernés se plaisent à impliquer des membres de la famille présidentielle, en l’occurrence le fils aîné dont chacun reconnaît et apprécie la discrétion et le sérieux

“. Réné Sadi tente ainsi de disculper Franck Biya de certaines accusations portées contre lui. Alors que selon le rapport du Ccfd, ” il gagnerait, selon ce quotidien, ” 9 milliards francs CFA par mois dans la mafia du bois ” (13,7 millions d’euros). Son rôle dans l’exploitation forestière est, de fait, particulièrement décrié : attribution des concessions à ses sociétés (dont Ingénierie forestière) dans la plus grande opacité, évasion fiscale, non respect des contraintes environnementales, gestion douteuse des fonds de ses sociétés…

Naturalisé monégasque, le fils Franck serait propriétaire à Roquebrune-Cap-Martin, lieu de villégiature du Maréchal Mobutu, de la magnifique ” Villa Isis “, avenue Douine.

Officiellement, la villa est au nom de ” l’Immobilière du Sud Azur “, une société au capital de 1000 euros sise promenade des Anglais à Nice, dont le gérant n’est autre qu’un certain Emmanuel Biya, le second prénom de Franck “.

Malgré les dénégations des thuriféraires de Paul Biya, il reste constant que la société Ingénierie forestière n’est pas exempte de tout reproche.

D’après le rapport d’Analyse des données produites par le Système Informatique de Gestion de l’information Forestière (Sigif) au Cameroun pour l’exercice 2002//2003 produit par l’Ong Global Witness, la société Ingénierie forestière a non seulement exploité des volumes non-autorisés, mais elle a également surexploité des essences en abattant les tiges en plus.

Illustration : au cours de cet exercice, alors que le volume autorisé du Sapelli est de 1730 m3, la société Ingénierie forestière a déclaré au Sigif les statistiques d’abattage égales à 2 499 m3, ce qui fait un volume surexploité de 769 m3. Il en est de même pour les essences dénommées Lotofa/Nkanang et le Fraké/Limba dont les volumes surexploités sont respectivement 938 m3 et 1302 m3 pour des volumes autorisés de 3434 m3 et 3 313m3. C’est dire si les accusations portées contre Franck Olivier Biya ne sont pas toujours infondées.

On comprend pourquoi, Odile Tobner soutient que ” Franck Biya continue aujourd’hui encore de détruire les forêts du Cameroun profitant de la position de son père “, Paul Biya, qui aux dernières nouvelles était sur le point de le nommer secrétaire d’État auprès du ministère des forêts.

Le premier fils Biya a même déjà étendu ses tentacules dans la forêt Centrafricaine.

Germinal n°039 du 20 août 2009 : JEAN-BOSCO TALLA

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